L'épouse de la vedette du raï s'élève contre les accusations de violence et de machisme portées jadis contre lui
«J'ai un harem à la maison, affirme Khaled, le regard rieur. Après tout, j'ai le droit, je suis musulman!» Mais qu'on se rassure tout de suite: lorsqu'il évoque les «4 femmes de sa vie», le chanteur algérien de 47 ans parle juste de ses filles et de sa femme, Samira Diabi. Avec cette dernière, il était samedi à Vevey pour célébrer les 40 ans de son ami Eric Coulaud, patron du Bristol de Villars. «Nous sommes aussi là pour fêter nos 13 ans de mariage», confie Khaled, qui a épousé Samira le 12 janvier 1995.
Epouse et manager
Française d'origine algérienne, la jeune femme assume depuis dix ans les responsabilités de mère de famille et de manager. Concerts, interviews, elle planifie tout. «J'ai commencé à collaborer avec mon mari quand je me suis aperçue de la malhonnêteté de ses anciens managers, affirme-t-elle. Il y avait beaucoup de choses à régulariser.»
Khaled le reconnaît: Samira a eu du pain sur la planche. «S'occuper de toute ma merde, ce n'est pas rien. Face à tous ces assassins, ces gens qui veulent détruire mon couple, il faut être fort!»
Accusations de violence
La «merde», pour Khaled, c'est d'abord la série d'accusations portées contre lui ces cinq dernières années. Il y a eu ces menaces de procès pour abandon de domicile familial, lancées par «des inconnues qui ont peut-être couché avec lui un jour», selon Samira. Il y a eu, surtout, ces soupçons de violences conjugales, que la jeune femme entend bien balayer. «Je voudrais dire haut et fort que je ne suis pas une femme battue! Khaled était là pour toutes mes grossesses, tous mes accouchements. Il a toujours été adorable, même si je l'ai rendu malade avec mes envies de fraises ou de cerise à 3 heures du matin.»
Mais les accusations laissent des traces. Et l'épouse du chanteur avoue que c'est d'abord «à cause de ces journaux qui le dénonçaient comme un père indigne qui frappe sa femme et abandonne ses enfants» que le couple a décidé de quitter la France pour s'installer au Luxembourg. Au Grand-Duché, Khaled dit apprécier avant tout «la tranquillité, la convivialité et la sécurité». Et la star algérienne d'ajouter, de façon un peu surprenante pour un musulman: «Au Luxembourg, ce sont des cathos, il y a une église à chaque coin de rue. Alors on s'est dit que c'était le pays où nos enfants recevraient la meilleure éducation, où l'on préservait le mieux l'innocence de l'enfance.»