A l'initiative de l'Office national de la culture et de l'information (ONCI), le groupe de rock D'zaïr sera au rendez-vous le 5 février prochain, à partir de 15 heures, pour un concert exceptionnel, et ce au grand bonheur de leurs fans les plus exigeants.
Le groupe D'zaïr allie l'esprit rock soft à des textes en arabe dialectal. Composé de cinq jeunes garçons, Redouane Tilmati, Hichem Daou, Redouane Nehar, Hacène Khalfaoui et Hakim Laâdjel, ce groupe est influencé par le rock progressif des années 1970 et par des groupes comme Yes, Pink Floyd ou Marilion.
La musique de D'zaïr intègre un rock électrique à des nappes de synthétiseurs et des envolées lyriques de guitares saturées, le tout mêlé à un chant mélodieux, dans un esprit authentiquement algérien. Les solos et gimmicks sont exécutés d'une main de maître, avec des breaks et des reprises qui s'enchaînent habilement dans une harmonie qui prend ses racines dans un univers rock des plus purs. Les textes inspirés du vécu quotidien s'attachent à dénoncer l'injustice, la violence et l'intolérance. Les chansons se veulent aussi le témoignage d'une Algérie bouleversée, mais surtout bouleversante.
La musique rock algérienne est tout d'abord inscrite dans un style de rock progressif et planant, initié vers la fin des années 1960 et au début des années 1970 par divers groupes comme T34, Abranis, ou encore les Algier's. Ce rock, chanté en arabe dialectal d'Algérie, prend ses origines à la fois dans le patrimoine algérien (chaâbi, aâsri ...), de manière générale, et dans les différentes références du rock anglo-saxon, à l'instar de Pink Floyd, Dire Straits, Guns n' Roses, Metallica ou encore Nirvana, de manière plus particulière.
C'est sous l'influence des Rolling Stones, des Pink Floyd, ou encore de Jimi Hendrix et de la vague hippie qui toucha le milieu universitaire, partout en Algérie, que le rock est né en Algérie à la fin des années 1970.
Un groupe connaît un vif succès auprès des jeunes. Il s'agit des T34, appelé ainsi car ces derniers répétaient dans la chambre 34 du bâtiment T d'une des cités universitaires d'Alger (à Ben Aknoun). On peut également citer, les Abranis, qui chantent alors en kabyle et dont le succès s'étend jusqu'en Europe, notamment en France. En 1998, cheikh Sidi Bémol enregistre son premier album, dont le style inclassable sera estampillé «gourbi-rock» par le journaliste algérien Aziz Smati. La scène rock a révélé encore d'autres artistes comme Moh KG-2 ou Jimmy Ouahid, qui ajouta à sa musique des traits de blues et de reggae.
C'est dans les universités algériennes que continuèrent à se révéler de nouveaux groupes de rock. Et au milieu des années 1990, un rock plus dur commençait à apparaître, le Death metal, avec pour figure de proue le groupe Neanderthalia.
Au début des années 2000, avec le retour à la mode de la musique gnawie, le rock gnawi fait son apparition, un nouveau style mêlant guitare électrique, guitare basse et karkabou. En 2004, le rock algérien commence à trouver sa place.
On retrouve de nombreuses nouvelles formations comme El-Ghachi, Djezma, Dark Wish, Good Noise, Helm, Helium, Rahdj…
Source: Jeune Indépendant