La capitale vibre depuis plusieurs nuits sur les sons de la musique house. Plusieurs organismes et clubs privés prennent part à l’organisation de ces soirées qui enflamment les nuits obscures d’Alger.
Reste que dans des lieux les plus enfouis de la capitale, des concerts sont programmés autour de la musique house. Ainsi, cette tendance occidentale qui a investi quelques salles se voit concrétiser avec une soirée organisée le 30 juillet au théâtre de Verdure avec l’un des meilleurs DJ de la house music, David Vendetta. Il sera assisté par plusieurs DJ algériens qui assureront la première partie du show, parmi eux DJ mhd etn Starlight et aussi DJ r-one…
David Vendetta est non seulement DJ mais également producteur et remixeur international. Il a débuté véritablement sa carrière en 2002. A cette époque-là, il a rencontré Antoine Clamaran qui lui produit trois maxis : Fiction – No Sex, She Loves Me – Party People et Alicante – Cleopatra. Dès lors, la vie de l’artiste ne sera plus la même. Alors qu’il était seulement DJ, il devient producteur lorsque Roger Sanchez lui confie la réalisation de plusieurs remixes dont Dancin’ pour son propre label, Stealth. L’amitié et la collaboration s’installent entre les deux hommes. Les remixes permettent à la carrière de David Vendetta de prendre une dimension internationale. Il reçoit alors le soutien d’un grand nombre de DJ, dont David Guetta, Michael Gray et Kurd Maverick. Tous playlistent ses productions et ses remixes. La consécration viendra en 2006 avec Love to Love you Baby, qui prendra une dimension internationale.
Naissance de la house music
La house music est née au début des années 1980 à Chicago. Originellement cette musique est liée à l’histoire des DJ, son nom provient du Warehouse, club où officiait le DJ Frankie Knuckles. La house est fondamentalement constituée d’un rythme minimal, d’une ligne de basse proche du funk. Si Frankie Knuckles, en tant que DJ, en est le précurseur, les premiers producteurs de house sont Marshall Jefferson et son morceau The House Music Anthem (Move Your Body), Farley Keith (alias Farley «Jackmaster» Funk) et le fameux Love Can’t Turn Around (1986), Ralphie Rosario, Lil’ Louis avec le tube international French Kiss et Larry Heard, qui produira sous le pseudonyme Mr. Fingers l’hymne Deep House Can U Feel It dont l’une des versions est agrémentée d’un discours de Martin Luther King. Composé en 1983 par Jesse Saunders et publié sur le label Mitchbal, le morceau Funk U Up est considéré comme le premier véritable morceau de house.
Il est vrai que tous ces artistes viennent de Chicago.
Cependant la house music n’a jamais été uniforme, et c’est seulement à partir de 1988 qu’apparaît la hip-house avec Fast Eddie et le titre Yoyo Get Funky qui mêlent les racines électro et les rythmes du hip-hop.
Aujourd’hui, la production house est toujours aussi riche et vivante. Elle est certes principalement jouée dans des lieux spécialisés et dans certaines boîtes de nuit. Bien que cette musique électronique soit cataloguée comme musique «clubs», elle reste aussi organisée parallèlement dans des endroits officiels.
La house music et ses variantes
Comme tous les autres genres musicaux, la house music contient également des variantes bien que l’appellation house prête toujours à confusion.
D’ailleurs, au gré des modes et des tendances, l’appellation commune «house» rassemble de multiples variantes, telles que deep house (la forme la plus underground et la plus prisée par les connaisseurs), disco house (un style très répandu, dansant, orienté vers les clubs), funky house (style beaucoup plus ancré dans le funk et beaucoup moins dans le disco), acid house, Ghetto House… Plusieurs autres styles existent également, tels que le wacking, le hustle, le locking, le loft style ou le footwork. Tout comme le r’n’b ou le hip-hop, la house possède aussi sa propre danse qui s’appelle le jack ou le jackin. Cette danse a été créée dans les années 1970 et 1980 aux Etats-Unis.