En s’imposant de fort belle manière en demi-finale retour, jeudi dernier au stade du 8-Mai 1945, face au club égyptien du Talea El-Djeïch sur le score d’un but à zéro, la formation de l’Entente de Sétif a décroché le droit de disputer pour la seconde fois de suite une finale de la très lucrative compétition de la Champions League arabe.
Stade du 8-Mai 1945 (Sétif), temps idéal, public nombreux, terrain en bon état, arbitrage de M. Khalil Jalal (Arabie saoudite), assisté de Abdallah Abed et Mohamed Al-Saâd.
But : Ziaya 65’ (ESS).
Avertissements : Serey Die 51’, Djediet 67’, Benchaïra 70’ (ESS).
Djamaâ 70’ (Talae El-Djeïch).
Composition des équipes:
ES Sétif : Feradji, Raho, Benchaïra, Maïza, Laïfaoui, Serey Die, Lemmouchia, Djediet, Adiko, Hadj Aïssa (Moumene 78’), Ziaya (Mecheri 74’).
Entraîneur : Bernard Simondi.
Talae El-Djeïch : Hafedh, Djamaâ, Houssam Abdelaâl, Walid Aslan, Amer Sabri, Ahmed Essaïd, Mamdouh Ghanem, Ibrahim Chaïb, Baba Arkou, Yassin Abdelaal (Soulaymane 78’), Amrou (Saber Abdessatar 80’).
Entraîneur : Youcef Talâat.
Ainsi, le but marqué par Mecheri, au stade militaire de la capitale égyptienne, a valu son pesant d’or. Au match retour disputé dans un stade plein à craquer, les camarades de Hadj Aïssa ont d’emblée montré leur détermination à rattraper leur retard. Ils se sont installés dès les premiers moments de la partie dans le camp adverse et ont obtenu dès la 7e minute de jeu un penalty suite au fauchage, dans la surface, de Malik Ziaya, par le défenseur axial de l’équipe visiteuse.
Malheureusement, Adel Maïza, qui s’est chargé de l’exécuter en deux temps, n’est pas parvenu à le concrétiser.
Les plus pessimistes ne se sont pas empêchés de penser que ce ratage allait constituer le tournant du match, surtout que, par la suite, la domination des Noir et Blanc sur leurs vis-à-vis fut des plus stériles et même très désordonnée.
C’est ce qui a quelque peu rassuré les protégés de Youcef Talâat qui ont évolué avec beaucoup de lucidité, même s’ils n’ont point manifesté d’intentions offensives en première manche.
Les locaux, par contre, ont enregistré à la 39’ une belle action collective où le maestro Hadj Aïssa a servi en profondeur Djediet. Celui-ci a toutefois raté le cadre en pleine course.
Ce même Djediet a exécuté un bolide des 25 m et obligé le keeper égyptien à lâcher le cuir pour permettre à son coéquipier de le sortir, non sans peine, en corner. La seule réplique a été celle du Ghanéen Baba Arkou, dont la frappe des 26 m est passée au-dessus de la transversale.
De retour des vestiaires, les enfants d’Aïn El-Fouara ont fait davantage pression sur l’adversaire, comme en témoignent l’action chaude de Hadj Aïssa à la 49’ et son infiltration dans la surface, ou celle de Djediet que la défense égyptienne croyait en position de hors-jeu à la 57’ et qui a failli conclure dans un angle fermé, n’était l’intervention judicieuse du gardien.
On sentait dès lors le but sétifien proche.
En effet, on jouait la 65’ quand les champions en titre ont réalisé un magnifique mouvement collectif auquel ont participé Serey Die, Lemmouchia, Djediet et Adiko, avant que le ballon ne termine dans les pieds de Ziaya, seul face à la cage de Gharib Hafedh. Un but qui a enflammé l’arène du 8-Mai 1945, ornée des lumières des fumigènes et des couleurs du club et de celles de l’emblème national. Un but qui permet aussi à l’Aigle noir de disputer pour la seconde fois consécutive l’ultime phase de la coupe arabe.
Il affrontera cette fois-ci le WA Casablanca, vainqueur d’El-Fayçali de Jordanie (2 – 1 et 0 – 0) en aller, le 8 mai prochain à Casablanca, alors que la manche retour sera disputée le 22 mai au stade Tchaker de Blida.