Khaled! C’est la star. L’artiste intégral. Le musicien, le chanteur et le maître du jeu de scène. Comme un albatros, qui ne sait marcher dans les ravins, il survole son monde par sa voix, et son sens inné de l’universalité des mélodies.
Pour le plaisir des lecteurs de la Voix de l’Oranie -ses fans inconditionnels-il parle, toutefois avec amertume parce que blessé; il n’apprécie pas qu’on touche à son algérianité. Et le rappelle sans équivoque: «j’affirme et je chante sur les cinq continents de notre planète ma Patrie».
La voix de l’Oranie: Comment va Khaled?
Khaled: Egal à lui-même. Je suis toujours sur le «rai». (Sourire...) Je vous annonce un nouvel album pour le printemps prochain, un album plein de surprises musicales. Et je vis toujours dans l’espoir d’aller à la rencontre de celui qui a fait que Khaled soit celui qu’il est aujourd’hui: mon public d’Algérie.
En attendant, je sillonne le monde dans le cadre de mes concerts où je porte l’Algérie à travers ma musique.
Vous paraissez un peu triste, nous sommes habitués à un Khaled jovial...
-C’est le mot exact, je suis triste. Triste de vouloir parler d’autre chose que de ce que je fais le mieux, mon métier: La musique.
Triste de me révolter contre des mensonges colportés par un journal algérien contre ma personne, ma famille, même ma mère n’en est pas épargnée. Je suis issu d’une famille profondément algérienne dans son éducation.
Si je me suis tu jusqu’à aujourd’hui, c’est parce que je me souviens toujours des recommandations de ma mère qui m’a appris à laisser les malveillants calomnier...
Mais dans le milieu artistique et à votre niveau de renommée, ce sont des choses courantes...
-Pas de cette façon. Il y’a des mensonges pour faire vendre un journal et il y’a des mensonges distillés uniquement dans le but de nuire. Je ne suis pas d’accord. Dans mon cas, ça relève de la pure diffamation possible des tribunaux dans le but de nuire à ma personne, aux miens et à ma carrière.
Je suis devenu, depuis longtemps, la cible privilégiée de ce journaliste et de ce journal.
Pourtant vous avez de bons rapports avec la presse algérienne...
-Dieu merci, avec la presse algérienne et internationale en général. La presse algérienne est aujourd’hui reconnue mondialement non seulement pour son professionnalisme mais aussi ses sacrifices pour la démocratie.
Aujourd’hui, si j’ai décidé de ne plus me taire face à une campagne de dénigrement qui ne dit pas son nom, c’est parce que son initiateur et ceux qui lui dictent ses articles odieusement mensongers, jamais sinon que le silence que j’oppose à leurs médisances n’est rien d’autre que de l’espoir de les voir un jour se faire et de se mettre à la hauteur des artistes de notre pays.
Savez vous qui est derrière cette campagne?
-Ils sont notoirement connus par les initiés. Pour encenser, les uns, ils doivent descendre les autres et c’est ce qu’ils tentent de faire avec moi. En destructeurs acharnés, ils n’ont même pas eu honte de fermer les yeux devant les victimes de l’attentat à la bombe qui a visé le siège de l’ONU à Alger pour alerter l’opinion publique sur le fait que Khaled reste dans son hôtel parce qu’il a «peur d’El Qaida».
C’est hallucinant. Quand je suis à Alger, je suis obligé d’aller à l’hôtel pour y loger et y recevoir mes amis. Peut-être que le journaliste espérait me voir dans le lieu de l’attentat quand il s’est produit...
On a rapporté aussi un fait gravissime: au Liban lors de votre passage à la Star Académy vous auriez eu des problèmes avec les participantes, notamment, Amel, l’Algérienne...
-C’est justement ce dernier mensonge abject que je qualifie de délire qui m’a fait, en quelque sorte, sortir de mon mutisme. Il ne savait pas qu’en colportant de telles mystifications, ce n’était pas seulement moi qu’il s’attaquait mais surtout à l’image de l’Algérie et de l’Algérien. Au cours de ma carrière, j’ai parcouru le monde entier et partout où je me suis produit, mes concerts étaient emplis de l’Algérie, dans tout ce qu’elle a de beau.
Ce n’est pas en 2008 que je porterai atteinte à une compatriote participante à la prestigieuse Star Académy. Cela relève de la justice, et je ne me gênerai pas à lui faire appel.
Quels sont les faits exacts?
-Tout s’est passé le plus normalement du monde. J’ai répondu à une invitation de la Star Académy Liban où j’avais été accueilli royalement. Tout le monde était aux anges surtout les participantes auxquelles j’avais parlé une à une; chacune avec l’accent de son pays. J’ai tellement voyagé que je parle aussi bien l’égyptien, le koweïtien, l’irakien, le tunisien que le marocain.
Quant à la participante algérienne, j’étais tellement heureux de parler enfin algérien que je me suis longuement entretenu avec elle et je lui ai répété ce que j’ai entendu en coulisses: «qu’elle était l’une des meilleures voix» de la star’ac du Liban.
Elle en fut heureuse». Monsieur Elie Ramouny, directeur de la programmation fut stupéfait quand je lui avais appris ce qu’avait rapporté ce journal.
Il s’était d’ailleurs engagé à le montrer à la directrice générale de l’antenne, qui ferait une déclaration officielle, qu’elle lui communiquerait. Comment se taire après avoir lu que j’avais porté atteinte à la dignité de l’Algérie? Trop, c’en était trop.
Quand il ne s’agissait que de ragots touchant ma petite personne et ma vie, je me suis retenu de réagir, mais aujourd’hui que mon amour pour l’Algérie est mis en cause, qu’on sache que je répondrai à chaque mensonge par dix vérités.
Certains de vos problèmes, d’ordre privé, ont alimenté les colonnes d’une certaine presse...
-Ils sont régulièrement rapportés par la presse, par le même journal. Comme je vous l’ai déjà dit, la presse algérienne à l’image de la presse internationale s’est toujours intéressée à ma carrière d’artiste en m’ouvrant ses colonnes et en rapportant les faits sans toucher à ma dignité.
Qu’en est-il de vos problèmes avec le fisc en France?
-C’est quand même désolant de voir un journaliste algérien méconnaître les règles fondamentales pour s’établir dans un pays européen.
Il porte atteinte à sa corporation. Il doit savoir qu’on ne peut pas voyager librement d’un pays à un autre quand on a des problèmes avec le fisc d’un pays où l’on réside. Alors que moi, je suis toujours, dans le cadre de mon métier, entre deux avions; et que je n’aurais jamais pu m’établir au Luxembourg si j’avais eu des problèmes d’impôts en France.
Pourtant, je me suis établi, moi, dans ce même pays; et ce dernier doit savoir enfin que le fisc français qui a mis sous les verrous des personnalités françaises, même les plus en vue, n’a aucunement besoin d’un compatriote de Khaled, qui se prétend journaliste pour l’aider à faire son travail. Il devrait donc exercer un autre métier. On n’a pas le droit de «s’enrichir» en jetant l’éponge sur les autres.
Avez-vous une explication à tout cela?
-La seule explication qu’on peut trouver à cette campagne calomnieuse, c’est la méchanceté gratuite... et la méchanceté gratuite si on la laisse agir, elle ne cessera jamais... car elle ne connaît pas de limites. C’est pour cela que j’ai décidé de porter l’affaire devant les tribunaux de mon pays.
Je vous laisse le soin de terminer. Ceux qui m’aiment me connaissent. Ils savent que je n’aime pas les problèmes. Je tiens à la haute estime de mon public et à tous les Algériens auxquels j’essaye de redonner toute ma reconnaissance en m’attelant à faire de mon mieux mon métier pour les représenter le plus dignement possible à l’humble niveau qui est le mien.
Il est inutile de redire ce que tout le monde sait, je suis apolitique, je n’ai pas les moyens de m’y intéresser et encore moins de l’exercer, mais je suis profondément attaché au drapeau de mon pays, à ma patrie, à mes origines algériennes, ce que j’ai toujours affirmé et chanté sur les cinq continents de notre planète.
Et j’aimerais beaucoup que cette personne et ces «guides» nous disent ce qu’ils ont apporté à notre pays et à notre drapeau à travers le monde.
Source : La voix de l’Oranie