L’étau se resserre sur le chanteur Cheb Mami. Dans son édition datée de jeudi 17 janvier, le quotidien arabophone Ennahar affirme qu’Interpol a demandé officiellement aux autorités algériennes de lui remettre le chanteur Cheb Mami. L'organisation internat
de police souhaite le livrer à la France où il est sous le coup d'un mandat d'arrêt international émis par la justice française le 18 mai 2007.
Selon Ennahar, qui affirme détenir des documents, la demande d’Interpol a été remise à la direction générale de la sûreté nationale (DGSN) qui en a informé officiellement le ministère de la Justice. Ce dernier a, à son tour, saisi le procureur de Saïda où est situé le domicile familial de Cheb Mami qui résiderait actuellement en Algérie.
En France, Cheb Mami, 40 ans, est poursuivi dans le cadre du procès intenté contre lui par son ancienne compagne, Isabelle S., photographe dans une grande agence de presse. Elle l’accuse notamment de l'avoir séquestré, en 2005, à son domicile d'Alger et d'avoir ordonné à des complices de procéder à un avortement, après l'avoir droguée. Des faits que le chanteur continue de nier. Réfugié en Algérie depuis avril dernier, Cheb Mami a, dans des déclarations à la presse, accusé la justice française d’être « une justice à deux vitesses, celle qui décerne facilement et hâtivement un mandat de dépôt contre un présumé accusé arabe et qui le condamne à la prison ferme ».