Un hommage, à titre posthume, a été rendu à l'un des chantres de la musique andalouse, á Cheikh Abdelkrim Dali, jeudi dernier à son domicile à Tlemcen, par l'inauguration d'une plaque commémorative à l'enceinte de sa maison qui l'a vu naître en 1914.
Une exposition sur son parcours artistique et sa vie a été organisée à la maison de la culture "Abdelkader Alloula", dans le cadre de la commémoration du 30e anniversaire de sa mort, en présence de représentants des associations "Ettarab El Açyl" de Tlemcen et "Erradouanya" de France, aux côtés de férus de la musique andalouse et fans du défunt.
Cette manifestation est illustrée par des photos et archives du défunt et d'autres maîtres de la musique traditionnelle l'ayant côtoyé, dont Cheikh Larbi Bensari, Cheikh Redouane et Cheikha Tetma.
Ces festivités commémoratives qui ont débuté, mercredi à Oran, se poursuivront par l'organisation d'une grande soirée artistique à l'hôtel les "Zianides" de Tlemcen, animée par les formations "Riadh El Andalous" de Tlemcen et "Nassim El Andalous" d'Oran. Feu Cheikh Abdelkrim Dali fréquenta, dès son jeune âge, la mosquée "Chorfa" où il apprit le Coran, avant la découverte de son talent musical incontesté qui ne tarda pas à s'épanouir dès l'âge de 11 ans. Il usa de la "derbouka" dans l'orchestre de Abdesselam Bensari et fut pris en charge, ensuite, artistiquement, et, personnellement, par Cheikh Omar Bekhchi après la mort de son père.
Ses premiers enregistrements datent de 1929 et 1930 sous la houlette de l'orchestre de son maître, avant d'être sollicité de partout. Cette notoriété a contraint Cheikh Abdelkrim Dali à s'établir à Alger où il interpréta son grand tube "El Kaoui", et où il fut nommé, en 1951, professeur au conservatoire de musique de Hussein Dey.
Après l'accomplissement du pèlerinage, Cheikh Abdelkrim Dali s'est consacré à "El Medh" avec la sortie de son succès "El Hamdou Lillah, Nelt Kasdi Oua Menaya". Il décéda le 20 février 1978.