[Alger – 28 février 2008] J’avais appris la veille qu’un concert allait avoir lieu à la salle Ibn Zeydoun, mythique malgré son jeune âge.
Le premier concert d’une formation inconnue « Contrast », inconnue dans l’ensemble mais loin de l’être dans le détail, une formation constituée (pour certains de ses membres) de snipers de la musique et de jeunes qui ont roulés leur bosse en butinant d’un groupe à l’autre.
Début du concert à 15 h 30, (concert prévu à 15 h), ouverture avec un texte préenregistrée, probablement pour plonger l’audience dans une ambiance recherchée. Sans transition, les instruments prennent place et occupent l’espace sans se gêner mutuellement, signe de rigueur et de respect entre musiciens.
Sur scène 7 personnes : batteur, percussionniste, 3 guitaristes (basse, lead et accompagnement), claviériste et… une chanteuse (cet article est écrit par un male).
La chanteuse étant le pole d’attraction dans un concert « chanté »,dans ce cas, Salima a très vite réussie a capter l’attention du public,pour un premier concert, je trouve sa prestation d’un naturel… limite effrayant de qualité,on jurerait qu’elle l’avait déjà fait.
Chacun des musiciens s’est limité à ce qu’ils devaient faire, sans fioriture, ni trop ni moins, tous simplement pro, du moins c’est l’impression que j’ai eu, petite frustration pour le oud (luth) qui n’a pas eu droit à son moment de gloire du a un problème de pastille probablement, a noter, Hakim Ait Aissa, un percussionniste invité exceptionnellement pour cette première.
Comment ne pas être bien sur cette scène quand vous avez un super son (du moins en façade) et un éclairage digne des grands concerts. L’organisation n’a pas eue la main lourde à la signature des chèques, les moyens techniques déployés ont transformé la salle Ibn Zeydoun en club de jazz (allusion à la bande fluorescente tout le long de la scène). La technique a su associer le talent naturel des artistes aux effets de lumière, l’éclairage étant, de nos jours, un élément incontournable pour la réussite d’un spectacle.
OUI ! Spectacle, les œuvres interprétées étaient pratiquement enchaînées, un gros travail a été fait sur les transitions,j’ai eu le bonheur d’être surpris, à chaque passage d’être bluffé, un concert essentiellement basé sur des reprises, on a eu droit à du Tina Turner, Jamiroquai, Bill Withers, un standard de jazz signé par George Gershwin avec Summertime, un standard de Muddy Waters et Willie Dixon avec Hoochie Coochie man, et plein d’autres chansons ayant marqué notre culture musicale, bien sûr quelques compositions du groupe pour faire « contrast » avec le « déjà entendu », compositions à texte qui méritent le détour,vivement la sortie de l’album.
Les gens de l’ombre, en clair, l’organisation a été bien, je n’ai remarqué aucun incident particulier.
Le public, que dire ? Généreux, pas difficile, le public rêvé pour un premier concert
Bilan :
Très belle prestation.
Très bon son et éclairage, pas un seul effet larsen.
Bonne prise en charge de l’évènement par l’équipe organisatrice malgré la gratuité.
Mais je me pose une question, y’aura-t-il autant de reprise sur l’album ?
Seven Art & Contrast, pari tenu, pari réussi.
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