La décision du gouvernement de porter les effectifs de la police de 140 000 actuellement à près à 200000 d’ici fin 2008, permettra '' très certainement '' d’assurer la sécurité des citoyens
« Il s'agit de l'objectif (atteindre le nombre de 200 000 policiers, ndlr) fixé par les services de sécurité afin d'instaurer la sécurité partout dans le pays et à tous les niveaux de la société et de permettre à l'Algérie de réaliser ses projets de développement dans un climat de sécurité », a-t-il ajouté précisant que ce programme se fera avec la coopération d’autres « instances et services compétents ». M. Tounis n’a donné aucune indication sur la nature de cette coopération ni sur les services concernés.
L’annonce d’Ali Tounsi intervient au lendemain de l’arrestation des auteurs des attentats du 11 décembre dernier à Alger qui avaient visé le conseil constitutionnel et les bâtiments du HCR et du PNUD, à Hydra. Elle intervient également au lendemain de la nomination par l’ONU de Lakhdar Brahimi à la tête d’un groupe d’experts chargé de présenter des recommandations pour la sécurisation du personnel onusien à travers le monde.
L’Algérie est depuis quelques années confrontée à un manque d’effectifs dans les rangs de la police. Le gouvernement a élaboré un nouveau statut de la police dans l’espoir d’encourager les jeunes à intégrer ses rangs. Selon des indiscrétions, les salaires des policiers ont été revus à la hausse de façon conséquente. Pour faire face à la nouvelle situation, la sûreté nationale a également réceptionné 10 véhicules blindés de type A.M 100 développés par l’ANP. Destinés à la lutte contre le terrorisme, ces véhicules, sur les 200 devant être réceptionnés, se caractérisent par leur puissance, des pneumatiques spécifiques, une trappe au toit, d'un équipement de soubassement pour pouvoir circuler en terrains minés et seront dotés d'autres moyens sophistiqués comme la vision nocturne.
Mais ce n’est pas la première fois qu’Ali Tounsi se hasarde dans des déclarations sur la situation sécuritaire. En septembre 2006, au lendemain de l’annonce par le dirigeant d’Al Qaida, Al Zawahiri, du ralliement du GSPC, le chef de la police avait estimé que «même si les membres des groupes liés au GSPC sont encore une source d’inquiétude, il n’en demeure pas moins qu’ils sont incapables d’opérer des attaques de grande envergure», et qu’«ils ne font plus peur, parce que s’ils possédaient des moyens aussi importants que ceux d’Al Qaîda, ils les auraient certainement utilisés».
Une année plus tard, en septembre 2007, au lendemain de l’attentat contre le président Bouteflika à Batna, il affirmait que « ses services avaient trouvé la parade contre les attentats kamikazes ». Quelques mois auparavant, soit le 11 avril, le jour des attentats contre le palais du gouvernement et un commissariat à Bab Ezzouar, dans la banlieue est d’Alger, une bombe enfouie dans une Mercedes avait été désamorcée près de…sa maison à Hydra.
Plus de 60 kamikazes dont 4 femmes auraient été identifiés : ils seraient actuellement recherchés par les services de sécurité. Fin décembre dernier, la disparition mystérieuse de trois camions dans l’algérois avait mis en alerte maximum les services de sécurité.