La romancière Ahlem Mesteghanemi a décidé d’emmener le prix Malek Haddad vers un pays arabe qui « saurait l’accueillir et l’encourager ».
Elle a critiqué la manifestation Alger Capitale de la Culture Arabe 2007 qui n’a pas consacré une partie de son important budget au soutien du prix Malek Haddad pour le roman algérien. A noter que Kamel Karour et Abir Cherazad ont reçu le prix Malek Haddad du roman écrit en arabe.
Ahlem Mesteghanemi a fait part, à la Bibliothèque nationale, de son avis sur le nationalisme au temps des conflits, précisant que le prix « ne dépend pas de moi uniquement…nous devons nous honorer, nous devons transformer la réussite en acte collectif ». Elle a reconnu que maintenir le prix Malek Haddad pendant 8 ans tient du « miracle », rappelant à l’assistance la dure réalité économique et sociale que rencontre le citoyen algérien par apport à son homologue tunisien, marocain, égyptien ou libanais.
Elle a étonné tout le monde en annonçant que le prix Malek Haddad change de pays, elle préfère un autre pays arabe « plus accueillant » dans la lignée de la tradition littéraire chère à Ahlem depuis 8 ans. Elle précise que le véritable hommage à n’importe quel créateur commence par demander des comptes « à ceux qui ont volé nos rêves et notre argent ».